| Warhol Andy, Ten Lizes (1963), analyse d'oeuvre : |
Avec cette œuvre on entre dans le " pop art ". C'est à dire un art qui s'inspire, se nourrit de l'imagerie des produits de consommation et de la culture populaire contemporaine des années cinquante, soixante . Roy Lichtenstein travaille à partir de la BD, pendant que Jasper Jones et Robert Rauschenberg intègrent des images de presse dans leurs œuvres. En fait le plus souvent ils s'attaquent de cette manière aux différents symboles de la société de consommation, qu'ils critiquent tout en les érigeant sur un piédestal, ce qui n'est pas sans ambiguïté. Ils empruntent leurs procédés plastiques à ceux de la publicité, sérigraphie, photographies, agrandissements, répétitions comme dans la production en série. Avec Ten Lizes on ne sait pas si c'est un hommage que Warhol rend à Liz Taylor en la valorisant par la répétition, symbole de sa popularité ou si c'est une manière de dire que dans cette société, elle ne représente rien d'autre qu'une marchandise parmi d'autres. Le rapport est ambigu, tout comme celui de l'artiste qui critique la société tout en profitant. Le pop art, sorte de réalisme capitaliste, se nourrit de ce qu'il critique en le tournant en dérision. Culture de masse, remise en cause des codes sociaux, le pop art est aussi une manière de renouveler l'art figuratif.
Source: Crdp.ac-creteil.fr !!