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Miro Joan biographie :

Joan Miro Ferra né à Barcelone le 20 avril 1893 d’un père horloger et d’une mère ébéniste est un peintre, sculpteur et céramiste catalan, considéré comme un acteur majeur de l’ Art moderne. (analyse d'oeuvre).

Passionné très tôt par le dessin et la peinture, il entre malgré tout sous l'impulsion de son père à l'école de commerce de Barcelone à l'âge de quatorze ans, mais il continue à s'intéresser à la peinture en assistant aux cours de l'école des Beaux-Arts de Llonja (1907-1910). Après divers métiers dans ce secteur d'activité, il fait une dépression nerveuse et abandonne tout en 1912 pour se consacrer à sa véritable passion : l'art, malgré la réticence de ses parents. (analyse d'oeuvre). C’est dans sa maison de convalescence de Montroig qu’il a prit conscience que son avenir réside dans la peinture.

Enchanté par son premier voyage à Paris en 1920, Miro décide de partager sa vie entre la capitale et l'Espagne. Il y fréquente Picasso et participe au mouvement Dada. Très lié aux surréalistes, son exposition de 1925 à Paris sera d'ailleurs considérée comme un événement majeur de ce courant. Mais de tous les genres, c'est le dadaïsme qui le bouleverse plus particulièrement. Il fait preuve d'une grande imagination, d'humour et de fantaisie pour donner une vie nouvelle aux objets et aux formes qui l'entourent.

Miro peint la Naissance du monde en 1925. En 1926, il collabore avec Max Ernst sur des décors pour Serge de Diaghilev. La technique du « grattage » est alors expérimentée. L’artiste explore d'autres voies, il laisse pour un temps la peinture de coté afin d’entreprendre des œuvres d’un caractère nouveau : collages, dessins, assemblage de matériaux divers (la Danseuse espagnole, 1928). Il veut révolutionner son art et se rapproche de la littérature et de la poésie. Miró se marie avec Pilar Juncosa à Palma de Majorque le 12 octobre 1929 et se lie d’amitié avec Pablo Picasso et Kandinsky.

L’un des plus radicaux théoriciens (et fondateurs) du surréalisme, André Breton, décrit Miro comme « le plus surréaliste d’entre nous ». Miro affirme alors vouloir "assassiner la peinture", il exprime son mépris provocateur pour la peinture (au moins celle que l’on considère conventionnellement) et son désir de la tuer et de l’assassiner en faveur de nouveaux moyens d’expression. Miro ne veut pas représenter la réalité, ses toiles deviennent de plus en plus abstraites et les formes plus organiques, plus cellulaires.

Dans ses dernières années, il accélére ses travaux sur divers médias, produisant par exemple des centaines de céramiques, incluant le mur de la lune et le mur du soleil sur l’immeuble de l’UNESCO à Paris (1958). Il expose par écrit ses idées les plus radicales et les moins connues, explorant les possibilités de la sculpture gazeuse et de la Peinture en quatre dimensions.

Miro meurt à 91 ans le 25 décembre 1983 à Palma de Majorque. Il est enterré au cimetière de Barcelone. Peintre, céramiste, sculpteur, l'oeuvre qu'il laisse est immense, tout simplement à la mesure du talent, de l'imagination et de la créativité de ce peintre d'exception. (analyse d'oeuvre)Tout au long de sa vie, il a revendiqué une totale liberté et a échappé ainsi à toute convention cubiste, surréaliste et abstraite qui auraient pu l’enfermer.

La Fondation Miro de Barcelone a été inaugurée en 1976 ; l’artiste avait fait une donation de 5000 dessins. Le Musée Joan Miro de Palma de Majorque a lui été ouvert, dans l’atelier de l’artiste, dix ans après sa disparition.

L'assassinat de la peinture.
Extrait d'un entretien avec Georges Raillard.

«G. R. — "Il faut brûler les musées!" clamaient les surréalistes. Vous ne l'avez pas crié?...
J. M. — Jamais, non. C'est naïf, juvénile. Il faut voir ce qu'il y a au Louvre!
G.R. — "Assassiner la peinture", ce n'était pas brûler les musées.
J. M. — Non, c'était à l'intérieur de la peinture qu'il y avait quelque chose à détruire. La peinture était arrivée à un état de pourriture totale à l'intérieur, comme une putain. [...] La peinture était figée, butée, arrêtée, sans plus aucune issue.» (Joan Miró, Ceci est la couleur de mes rêves, entretiens avec Georges Raillard, Seuil, 1977).

Une de ses oeuvres !!

Une autre !!

Et encore une !!

 

 


Commentaires sur cette fiche :

Posté le 29-04-2008, par juju (Note : 2/10)

ce seré possible davoir dédates plus?

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